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Le rêve du tout électrique de BYD

TECHNOLOGIES / ÉNERGIE. BRÈVES (1)

La Banque de Développement de Chine au cœur des accords énergie Chine – Russie.

Dans un excellent article publié le 1er avril dernier (Money Talks : China-Russia Energy Relations after Xi Jinping’s Visit to Moscow), la Brookings analyse le rôle joué par la Banque de Développement de Chine dans l’intégration économique Chine – Russie – Asie Centrale et notamment dans la réalisation des intentions d’importations d’hydrocarbures par la Chine, qui, pour l’heure, n’ont pas encore été consolidées, formulées en mars dernier, lors de la visite du n°1 chinois à Moscou.

S’il existe un levier magistral de l’intégration économique de l’Asie manipulé par la Chine qui met en œuvre ses stratégies « gagnant – gagnant » dans toute la région, c’est bien la force de frappe financière de Banque de Développement de Chine (BDC) - dont les prêts internationaux ont explosé de 17 Mds à 210 Mds de $ en moins de 10 ans -. La banque agit comme un indispensable et irrésistible facilitateur, y compris pour surmonter le blocage des prix du gaz, qui pèsent sur les relations Moscou Pékin depuis de longues années.

Entre les principaux acteurs industriels des accords Moscou – Pékin, que sont Rosneft, Gazprom et CNPC, qui évaluent leurs projets et anticipent les profits et les risques, c’est encore la BDC qui joue le rôle d’arbitre et de liant.

Proposés par la BCD, les prêts de 2Mds de $ à Rosneft, garantis par le triplement des livraison de pétrole russe à la Chine (1 million de barils / jour contre 300 000 aujourd’hui) et de 2Mds de $ au Chinois Shenhua (charbon), sont au cœur des projets de livraison de pétrole et d’exploitation du charbon de Sibérie et des infrastructures collatérales, envisagés en mars par Poutine et Xi Jinping. Si elles étaient réalisées, ces ambitions modifieraient le paysage industriel de la Sibérie et feraient de la Russie le premier fournisseur de pétrole de la Chine, à égalité avec l’Arabie Saoudite.

Les capitaux de la BCD sont aussi la clé du MOU signé entre Gazprom et CNPC pour enfin réaliser le projet de livraison à la Chine sur 30 ans, à partir de 2018, de 38 Mds de m3 de gaz, avec une option à 60 Mds de m3. Essentiel pour Gazprom, le projet ne l’est pas moins pour CNPC et la Chine qui devront, d’ici 2020 combler le déficit de 150 Mds de m3 de gaz dans le contexte où la demande intérieure explose.

La manne financière de la BCD pourrait aplanir les différends sur les prix qui bloquent les projet, CNPC refusant de payer le tarif européen proposé par Gazprom, puisqu’en Chine le contrôle des prix l’empêche de répercuter les hausses de tarifs sur les consommateurs. Le blocage des tarifs du gaz fut à l’origine des 7 Mds de $ de pertes du Groupe en 2012, uniquement sur ses opérations gazières. Brookings explique qu’un prêt de plusieurs milliards de $ de la BCD à Gazprom faciliterait les négociations, une hypothèse récemment confirmée par Alexandre Medvedev, le n°2 de Gazprom.

Par ses prêts généreux à faible taux à hauteur de 25 Mds de $, accordés à Rosneft et Transneft (infrastructures et pipe-lines), la BCD, à laquelle tous les dirigeants sont liés par intérêt direct, avait déjà facilité le développement des projets d’hydrocarbures en Asie Centrale et convaincu Moscou de construire une dérivation vers le Nord-est chinois de l’oléoduc sibérien.

Aujourd’hui, l’augmentation des flux d’hydrocarbures depuis la Russie vers la Chine, dépend donc aussi du gonflement des flux financiers dispensés par la BCD. Une fois réalisés ces projets rapprocheraient encore plus le premier producteur d’hydrocarbures mondial du premier consommateur. il n’est pas certain que les Chinois, d’abord soulagés d’avoir résolu une partie de leur dilemme énergétique, mais qui n’aiment pas mettre tous leurs œufs dans le même panier, s’en sentiraient plus à l’aise.

Énergies vertes.

Selon un rapport de Pew Charitable Trust, 30% des investissements dans les énergies vertes se sont portés sur la Chine où ils ont augmenté de 20% en 2012 pour atteindre 65 Mds de $, alors qu’ils baissaient de 37% aux États-Unis (36 Mds de $). En dépit d’une chute de 11% des investissements dans le secteur qui atteignent globalement 269 Mds de $, la capacité mondiale installée a augmenté de 88 gigawatts. (Lire l’article Global Clean Energy Investment Declined, Capacity Grew in 2012).


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