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›› Lectures et opinions : derniers articles publiés.

La chute de Kaboul vue de Chine

Parmi les appréciations les plus critiques du retrait américain que certains en Occident assimilent à un « sauve-qui-peut » citons ceux des journaux chinois strictement aux ordres de l’appareil, mais dont la vision mérite attention.
Le 18 août, dans le Global Times édité par le Quotidien du Peuple, https://www.globaltimes.cn/page/202108/1231884.shtml sous la plume de Yang Sheng, on lit ceci qui enfonce un coin dans l’Alliance atlantique : « L’évacuation chaotique de l’Afghanistan oblige l’UE à repenser le « leadership de l’alliance occidentale » des États-Unis. Les dirigeants européens expriment leur réflexion au milieu des appels à une politique plus autonome »
Et, pour faire bonne mesure, ce coup de (...)

« Un complot contre la Chine ? Comment Pékin voit le nouveau consensus de Washington ». Par Wang Jisi

A propos de la rivalité stratégique Chine – États-Unis, s’il est une réflexion qui mérite attention, venant du cœur même de l’appareil, c’est celle de Wang Jisi, 王缉思 publiée par « Foreign Affairs » de juillet.
Elle est intitulée « Un complot contre la Chine ? Comment Pékin voit le nouveau consensus de Washington ».
Wang Jisi n’est pas le premier venu. Au début des années 2000, il était l’expert des relations avec les États-Unis à l’Académie des Sciences Sociales, le plus puissant centre de recherche de Chine. Le plus indépendant aussi que l’appareil s’est toujours appliqué à mettre aux normes, sans jamais y parvenir complètement. De ses entrailles sont issus nombres d’intellectuels dissidents célèbres.
L’Académie (...)

Washington lâche la bride à Nord Stream 2. La Chine en ligne de mire

Dans sa « Lettre de Léosthène » du 22 mai, Hélène Nouaille analysait les dessous de la soudaine décision de Joe Biden de laisser la bride sur le cou au projet Nord Stream 2. Deuxième gazoduc reliant la Russie à l’Allemagne via la Baltique après Nord Stream 1 achevé en 2011, le projet NS 2 long de 1224 km commencé en 2018 qui double le flux de gaz à plus de 100 milliards de m3 par an avait été interrompu en 2019 alors qu’il restait seulement 160 km à construire. Impudente ingérence de Washington dans la souveraineté européenne cependant facilitée par la division des Européens sur le projet, un veto américain à large spectre avait infligé une avalanche de sanctions .
Provoquant une désaffection des (...)

Qu’en est-il du « piège » chinois de la dette ?

Depuis longtemps, le discours de la Chine à l’étranger, soucieuse de se démarquer de l’Occident et du FMI, insiste sur le caractère désintéressé des aides qu’elle prodigue ainsi que sur leur nature neutre, sans exigence de bonne gouvernance, en échange des coopérations et des investissements conduits par l’État et les groupes chinois.
Séduits par l’offre, nombre de pays ont accepté les finances chinoises destinées le plus souvent à construire ou à remettre en état les infrastructures.
Le volume des prêts consentis est important. Pour la seule période de 2013 à 2016, la Banque Chinoise de développement et l’Exim-Bank ont accordé plus de prêts que la Banque Mondiale, alors même qu’une longue série d’études (...)

Du côté de « l’Indopacifique », la mauvaise santé économique de l’Inde

Le concept Indo-Pacifique a le vent en poupe en France. Le 17 mars dernier, la ministre de la défense Florence Parly l’avait évoqué comme le cœur de sa vision stratégique en Asie.
Ainsi nommée pour nier la « centralité » chinoise dans la zone, l’idée suggère que l’Inde, puissance démographique comparable à celle de la Chine, pourrait constituer avec le Japon, les États-Unis et l’Australie, pays démocratiques et membres du Dialogue Quadrilatéral – dit « Quad » - un môle de résistance à l’extension de l’influence de Pékin en Asie Pacifique.
Florence Parly, note que la Chine « n’hésite plus à imposer son propre système de valeurs et à bafouer les règles internationales, notamment celles de la libre circulation dans (...)