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›› Album : derniers articles publiés.

« Qui ne gueule pas la vérité… ». Une interview édifiante de René Viénet

René Viénet, authentique historien de la Chine contemporaine, avait, il y a trois ans, déjà livré à Question Chine une foisonnante recension du livre de son ami l’ambassadeur Claude Martin « La diplomatie n’est pas un dîner de gala » (Editions de l’Aube, ISBN 9782815927628, 946 pages.). Lire : Les errements du Quai d’Orsay en Chine. René Viénet met en perspective les mémoires de l’Ambassadeur Claude Martin.
En exergue de cette présentation très critique de la diplomatie française, il nous avait semblé légitime de citer le cri du cœur de Charles Péguy « Qui ne gueule pas la vérité quand il sait la vérité se fait complice des menteurs et des faussaires ». La référence illustrant l’exigence de pourfendre le (...)

Xénophobie et nationalisme. Effet collatéral de la crise entre la Chine et l’Occident, Chloé Zhao dans la tourmente des réseaux sociaux

Depuis 2012, avec une tendance à l’exacerbation, l’actuel pouvoir à Pékin attise le sentiment national des Chinois sur le thème de la revanche des humiliations infligées à la Chine en XIXe siècle.
Le 31 octobre 2017, à Shanghai dans le siège historique du PCC de l’ancienne concession française, poing droit levé, les 7 membres du nouveau Comité Permanent du 19e Congrès prêtèrent serment au Parti. A cette occasion, Xi Jinping, évoquant les « sacrifices » exprima la douloureuse mémoire des outrages subis par la Chine.
Devant l’emblème du parti et la stèle des fondateurs historiques, le n°1, qui s’était placé en avant des six autres membres du nouveau comité permanent, s’était exprimé sur ce thème de avanies et (...)

Dans la Chine profonde, les murs parlent

Voilà longtemps que le Parti communique avec le peuple par le biais de banderoles, de calicots rouges et d’affiches de propagande.
Leur fonction est triple. Garder un contact permanent avec la société pour s’assurer qu’elle est bien sous contrôle ; diffuser une image positive et indiscutable de l’action de l’appareil ; mettre en mouvement les énergies sociales dans le sens de l’intérêt du pays et du parti.
Les calicots rouges et les affiches murales existent toujours. Mais si, dans les grands centres urbains de la cote Est, elles ont pris une allure plus moderne, marquée par une recherche esthétique et souvent l’utilisation d’autres couleurs que le rouge, dans l’arrière-pays, la forme et le message (...)

Le public chinois n’a pas vraiment aimé le dernier Mulan de Walt Disney

« Si Mulan n’a pas de succès en Chine. Nous aurons un problème ». C’est l’inquiétude que Alan F. Horn, coprésident des studios Walt Disney exprimait il y a à peine un an à un journaliste du Hollywood Reporter. Il ne croyait pas si bien dire. Réalisé par la néo-zélandaise Nini Caro (« La légende des baleines » – 2002 -) le film, sorti en Chine à la mi-septembre fut un demi-échec.
L’histoire, archi-connue, réplique avec des personnages réels du dessin animé de Walt Disney de 1998, raconte la vie de l’héroïne d’un poème du Ve siècle que les collégiens chinois apprennent pas cœur. Une jeune fille nommée Hua Mulan 花木兰 issue de la steppe, se déguise en homme pour prendre la place de son vieux père dans les armées de la (...)

L’Azalée de Jacques Pimpaneau

Alors que l’actualité chinoise multiplie les scénarios apocalyptiques, un mince ouvrage de 139 pages « En quête d’Azalée, Editions Picquier, 2020, 14 € » nous plonge dans un univers où l’intelligence et la beauté, la liberté et la contestation, l’amour et la nature s’incarnent dans une femme au nom de fleur qui vécut au XIe siècle.
A travers elle, l’immense héritage spirituel dont la Chine a fait preuve au cours de son histoire devient une réalité vivante. La découverte de ce livre extraordinaire était à l’origine un manuscrit qu’un libraire de Hong Kong a donné à Jacques Pimpaneau, à l’époque où il habitait à Happy Valley et enseignait à l’Université.
C’est sous cette forme, écrit-il, que le livre aurait (...)