›› Politique intérieure
Démographie et inégalités.
On peut mesurer l’ampleur des transformations sociales survenue depuis un demi-siècle, alors les Han transplantés y vivaient en petites communautés dispersées et vulnérables. Les nouvelles avancées des Han dans la région sont principalement le fait des unités des Bingtuan (régiments agricoles défrichant des nouvelles terres) [22] ou des unités industrielles comptant des effectifs nombreux (par exemple, lors de la mise en exploitation d’un gisement de pétrole).
Officiellement, les Han sont encore minoritaires au Xinjiang (environ 36%) et les Ouïgours sont les plus nombreux (environ 41%) [23], pour une population totale de 16,91 millions d’habitants à la fin de 1996 [24]. L’écart entre les données officielles et celles qui peuvent être recueillies localement traduit le flou entourant la question démographique, sujet particulièrement sensible.
Or, l’observation, sur près de vingt années, de plusieurs régions urbaines et rurales du Xinjiang conduit à conclure à une augmentation sensible de la population Han, impression confirmée ici et là par des responsables locaux et perçue par les populations indigènes comme une « invasion ».
Malgré les chiffres officiels qui se veulent rassurants, il semble admis que les Han soient désormais majoritaires au Xinjiang. La politique démographique est d’autant plus mal ressentie par les nationalités locales qu’elle s’accompagne de mesures de contrôle des naissance imposées par un pouvoir central lointain.
Qu’importe que ces mesures soient appliquées à l’ensemble de la Chine, ou que les quota soient officiellement plus larges pour les minoritaires [25] : la politique de contrôle démographique est critiquée et combattue localement par des responsables religieux, un comportement insupportable aux autorités locales qui dénoncent cette interférence de la religion dans les affaires civiles.
Jusqu’à une époque récente (années 1970), les immigrants Han s’installaient dans la partie nord, sur les franges du bassin de Dzoungarie, dans les principales villes du nord des Tianshan, et plus rarement dans les cités-oasis du bassin du Tarim. Une autre partie était absorbée par les Bingtuan. Depuis les années 1980, avec une accélération depuis moins de dix ans, les arrivées sont liées à la mise en valeur des richesses pétrolières, d’où des implantations de plus en plus nombreuses dans le sud du Xinjiang.
Elles sont également dues aux nouvelles possibilités d’échanges commerciaux avec les régions frontalières, d’où une autre prédilection pour les villes proches de la frontière de la vallée de l’Ili (Yining, Korgas), ou de l’ouest du bassin dzoungar (de l’Altai auxTianshan).
Les nouvelles implantations intéressent des régions jusque-là majoritairement habitées par les nationalités non-Han, particulièrement par les Ouïgours au sud et par les Kazakhs au nord.
Dans une région frontalière où les conditions naturelles rappellent aux Han leur propre originalité, et dans une certaine mesure leur vulnérabilité, les liens avec les provinces chinoises d’origine restent très forts. Leur sentiment d’appartenance à l’ensemble chinois est très vivant. En même temps, pour un nombre toujours plus élevé de Han, le Xinjiang est devenu la terre natale. De telles attaches rendent les hypothèses de séparation de ces marges occidentales de l’ensemble chinois de moins en moins vraisemblables.
Aux transformations politiques, sociales et humaines s’ajoutent des bouleversements dans l’infrastructure de la région et tout particulièrement dans les communications et les transports, ainsi que par l’industrialisation. Autant de moyens pour intégrer dans l’ensemble chinois une région reliée au reste du pays par voie ferrée à partir de 1962 seulement. L’extension du chemin de fer jusqu’à la frontière kazakhe (un projet ayant sensiblement ont augmenté les capacités d’échanges, donc de dépendance, avec le reste de la Chine).
L’effort se poursuit vers Kashgar par le prolongement de la voie qui relie déjà les gisements pétroliers de Luntai. Le réseau routier, bien qu’insuffisant, couvre assez bien la région. Les lignes aériennes locales complètent enfin un maillage toujours encours de développement [26].
Le gouvernement central consacre des sommes plus élevées à l’extension des moyens de communication et à l’industrialisation de la Région autonome. Les engagements de l’État, non négligeables durant le VIIIe plan (1990-95), seront augmentés durant le IXe plan (1996-2000) [27].
Les réserves de pétrole, gaz, charbon du Xinjiang sont parmi les plus importantes de la Chine. Elles sont fondamentales pour le développement économique de l’ensemble du pays dont le déficit énergétique croît. Les accords pétroliers entre le Chine et le Kazakhstan accroissent l’importance stratégique du Xinjiang, au point de transformer dans un avenir proche la branche nord de la « route de la soie » en une « route du pétrole ».
Ces bouleversements comportent, dans la mesure où ils se font en marge des nationalités locales, des risques de déstabilisation. L’implication des membres des minorités nationales dans les activités industrielles, dont les technologies viennent avec les émigrés des provinces orientales de Chine, est minime. Ainsi le nombre des cadres et techniciens appartenant aux nationalités demeure négligeable.
D’où un sentiment d’exclusion et de dépossession que ne viennent pas compenser d’autres avantages. Les autorités espèrent sans doute que l’industrialisation pourra intégrer les différentes formes économiques en une large base sur laquelle s’épanouira une structure sociale plus mobile et plus prospère. Or le processus n’en est qu’à ses débuts.
Dans cette phase de développement, il y a peu d’accumulation de richesses pour les individus. Les résultats nets vont à la collectivité et aux unités chinoises plus qu’aux communautés des minoritaires, quand ces dernières sont organisées.
La sécurité sur la frontière et au-delà.
Une constante de l’histoire chinoise dans ces régions est de rechercher une position d’appui plus éloignée qui viendra renforcer la sécurité au Xinjiang. Quand la rivalité avec l’Union soviétique faisait de l’Asie centrale une zone de tension, Pékin s’assurait de ses liens avec l’Iran et le monde arabe. Depuis l’éclatement de l’URSS et l’apparition des républiques d’Asie centrale, la diplomatie chinoise s’est efforcée, avec un certain succès, de développer des bonnes relations avec ces républiques et avec la Russie.
Si on poursuit le parallèle avec l’histoire, la politique chinoise de sécurité est passée, depuis le milieu des années 1980, d’une position de défense linéaire « de grande muraille », fixée sur une frontière la plus étanche possible, à une politique d’alliances et d’échanges « en avant de la grande muraille » .
Le contrôle de la frontière en profondeur repose, du côté chinois, sur un dispositif classique combinant les forces frontalières, la police, les unités de l’armée (l’Armée de libération populaire ou ALP), les milices et les unités du corps de production et de construction.
Dans les zones de plaine ou de vallée (Ili et partie occidentale du bassin dzoungar), des fermes d’État, qui sont des unités du « corps », couvrent le terrain et constituent un véritable cordon de sécurité sur la frontière. Les passages clandestins de personnes ou d’armes sont possibles mais difficiles et aisément détectables. Les reliefs montagneux du sud-ouest, du Pakistan aux Tianshan du sud, comprennent de nombreux cols aux altitudes très élevées, impraticables pendant une partie de l’année.
Les vallées sont assez facilement contrôlables, les déplacements sont repérables. Dans la mesure où elles pourraient se constituer, des bandes armées ne peuvent durablement trouver refuge dans les franges désertiques, montagneuses, où les possibilités de survie sont faibles durant une partie de l’année. Le milieu naturel et les régions habitées, rurales et urbaines, ne se prêtent pas plus à une « afghanisation » qu’à une « algérisation » par des opérations d’opposants armés.
Depuis le milieu des années 1980, la nouvelle doctrine stratégique chinoise retient l’hypothèse de conflits limités sur les frontières, à l’intérieur ou à l’extérieur du pays. Le Xinjiang et les frontières occidentales figurent parmi les théâtres d’opérations les plus vraisemblables.
Les experts estimaient au début des années 1990 que les effectifs de l’ALP dans la région autonome s’élevaient à environ 200 000 hommes. Selon une information plus récente, à la suite des incidents de février 1997, cinq divisions (soit 50 à 60 000 hommes) de l’armée ou de la police armée (Wujing. 武警) auraient été envoyées en renfort [28].
La presse chinoise rapporte de temps à autre des exercices, jusqu’au niveau de la division, dans des conditions extrêmes dans le sud du Taklamakan ou en altitude dans les Kunlun. Ceci, alors qu’aucun État voisin dans cette région ne constitue une menace pour la Chine.
Une série d’accords entre la Chine et les quatre États limitrophes, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizistan et le Tadjikistan, sont venus garantir depuis peu la sécurité sur la frontière du Xinjiang. Le plus important a été signé le24 avril 1996 et porte sur la réduction des forces et sur des mesures de confiance sur une profondeur de 100 kilomètres de part et d’autre de la frontière commune [29].
D’autres accords portent sur les relations bilatérales et mentionnent la non-ingérence dans les affaires intérieures, ce qui implique l’interdiction d’activités hostiles par des séparatistes réfugiés dans ces pays [30].
Les services de sécurité intérieure coopèrent pour la lutte contre la drogue et les trafics d’armes [31]. En octobre 1997, le ministre de la défense du Kazakhstan s’est rendu au Xinjiang. Le mois suivant, des responsables militaires chinois de la Région autonome ont effectué une visite dans les trois républiques voisines. A cette occasion, les promesses de « mesures radicales pour s’opposer aux activités des séparatistes du côté chinois » ont été renouvelées [32].
Ultime mesure relevant également de la sécurité : les transferts de population. La Chine et le Kazakhstan auraient entamé des négociations pour permettre le départ de Kazakhs du Xinjiang [33] qui souhaiteraient s’installer au Kazakhstan.
De tels mouvements de population, même sur une base volontaire, n’iraient pas sans poser des difficultés au pays d’accueil. Ils pourraient néanmoins contribuer à réduire les tensions inter-ethniques du côté chinois. D’autres nationalités, Kirghizes, Tadjiks, moins nombreux, seraient tentées par de telles « solutions », avec les républiques voisines [34].
Les Ouïghours, sur leur propre territoire, au Xinjiang, sans « république sœur », tenus à l’écart du développement économique, ne se voient pas offrir d’autre issue que l’assimilation progressive, un sort déjà advenu, par exemple, aux populations mandchoues ou mongoles du nord et du nord-est de la Chine.
Mais les différences ethniques et culturelles entre Ouïgours et Han sont autrement plus marquées. Les autorités chinoises ne manquent pas de se référer aux exemples de l’actualité, des Balkans au Pamir : « Les habitants du Xinjiang ne veulent pas de mésaventures, guerre civile permanente et déplacements de populations, comme en connaissent les populations de Bosnie-Herzégovine et d’Afghanistan » [35].
Au niveau centre-asiatique, les politiques de Pékin et de Moscou doivent s’accommoder de leurs divergences d’intérêts à long terme (dans le domaine énergétique par exemple) comme de leurs plus immédiats et communs soucis de stabilité régionale.
La progression du fondamentalisme musulman en Afghanistan et la guerre civile au Tadjikistan concernent tout autant Chinois et Russes. Les mouvements séparatistes ouïghours ne peuvent espérer de soutien de Moscou ou des gouvernements des républiques centre-asiatiques.
Conclusion.
Le gouvernement chinois est déterminé à poursuivre la politique donnant la priorité à la mise en valeur de la Région autonome. Le développement économique est une des clés de la stabilité et de la sécurité du Xinjiang.
D’autres vieilles recettes continueront de l’accompagner : nouveaux apports de population Han venant de l’est, contrôle accru des activités religieuses, renforcement des mesures de sécurité par la police et par l’armée. Lors de l’Assemblée nationale populaire, réunie à Pékin en mars 1997, plusieurs députés ont reconnu que la « politique des nationalités » souffrait d’inégalités de plus en plus marquées.
Redresser la situation sera difficile et prendra du temps. L’intransigeance idéologique supporte mal les particularismes, à plus forte raison les interférences de la religion.
Tensions et incidents devraient persister, accompagnés d’une répression dont le passé récent laisse supposer qu’elle serait sans faiblesse. Le séparatisme ouïghour est soutenu par plusieurs mouvements distincts, parfois rivaux, réfugiés à l’étranger, et par des activistes qui, opérant en Chine, ont des liens complexes avec les mouvements extérieurs.
Cette dispersion est un facteur de faiblesse pour les séparatistes dont les éléments les plus radicaux, déjà liés à des groupes extrémistes du Pakistan de l’Iran, du Cachemire et de l’Afghanistan [36], pourraient recevoir une aide de plus en plus importante de l’extérieur.
Quoi qu’il en soit, l’intégration du Xinjiang dans l’ensemble chinois est, pour l’essentiel, devenu en quelques décennies une réalité. Elle se poursuit et se traduira encore par des heurts entre communautés de cultures différentes, dont les relations sont aggravées par l’inégalité des accès aux nouvelles richesses de la région.
Loin d’annoncer une menace d’éclatement ou une période de faiblesse et de retrait à partir des territoires de l’ouest, la situation au Xinjiang correspond actuellement à une période de renforcement du pouvoir chinois, comme en connurent précédemment les époques d’expansion dynastique.
Note(s) :
[1] Xinjiang ribao du 5.3.1997. Pour situer le Xinjiang et le problème historique de la région voir René Cagnat et Michel Jan, Le Milieu des Empires, Paris, Robert Laffont, 1990.
[2] Sur cette question voir M. Jan, « Les structures politiques dans le Xinjiang », Nouveaux Mondes, n°5, été 1994, pp. 159-177
[3] Yusuf Aisha, vice-président de l’association islamique du Xinjiang, déclarait en août 1997 : « Les autorités religieuses, les séparatistes nationalistes et les fanatiques religieux qui créent des disputes entre sectes religieuses, créent le chaos à l’intérieur des cercles religieux. Elles vont jusqu’à utiliser des moyens terroristes violents pour persécuter des personnalités religieuses patriotiques, et doivent être arrêtés".
[4] Il en est de même pour celles qui traitent des questions des nationalités.
[5] En 1990, les Hui étaient environ 7 millions sur l’ensemble du territoire chinois, et 670 000 au Xinjiang.
[6] Lors du recensement de 1982, ces 4 régions autonomes ou provinces totalisaient environ 38 millions d’habitants.
[7] Liu Zheng, Song Jian, and others, China’s population Problems and prospects, Beijing, 1981
[8] Il en est ainsi malgré un accroissement du PNB (en 1995 +12,3% ; +9% en 1996). Cette situation financière difficile se traduit au niveau de certaines unités par de longs retards de paiement - un thème qu’exploitent les séparatistes.
[9] La reconnaissance officielle de ce phénomène apparaît souvent sous la forme d’histoires édifiantes sur l’amitié entre nationalités locales et Han. Par exemple, l’aide apportée par des Han à des Ouïgours, cultivateurs de melons, de la région de Turfan (Xinhua du 14février 1995).
[10] En 1996, 1,43 million d’habitants (sur 17 millions), soit près de 9% de la population, vivaient avec un revenu inférieur à 530 RMB par an. 30 districts de la RA étaient en dessous du seuil de pauvreté. Un sixième de la population rurale ne pouvait être nourrie convenablement.
[11] Xinjiang Ribao du 22.5.1996.
[12] Xinjiang Ribao du 22.5.1996.
[13] En 1996, le PCC comptait 266 000 membres dans la région autonome, un chiffre qui révèle une proportion particulièrement faible par rapport à la population si on le compare à la moyenne nationale 1,4% au Xinjiang contre 4,5% au niveau national.
[14] Y compris par des limogeages, par exemple à Nilka, dans la vallée de l’Ili.
[15] Dans la vallée de l’Ili, séparatistes ouïghour et personnalités favorables au pouvoir se disputent le culte d’Ahmedjan Kasimi, qui fut, pour les uns, un des fondateurs de la « République du Turkestan Oriental » et, pour les autres, un héros pro-chinois leader de la « Révolution des trois régions », entre 1945 et 1949, jusqu’à sa disparition dans un accident d’avion.
Dans le Xinjiang ribao du 23.8.97, Amudun Niyaz, le président de l’assemblée populaire régionale, dénonçait l’interprétation des séparatistes, ce qui prouve la perpétuation de cette querelle. Voir aussi M. Jan, « Les structures politiques dans le Xinjiang », op. cit.
[16] Dépêche Xinhua du 19.5.97.
[17] Le Corps est passé en quelques années de 10 à 13 divisions agricoles.
[18] Pour une présentation de ce corps et de son histoire nous renvoyons à notre ouvrage Le Milieu des Empires, R. Laffont, 1990, 2e édition, pp. 212-214 et 316-319.
[19] Le Corps de construction et de production du Xinjiang est une force sûre et importante pour sauvegarder la stabilité et la construction du Xinjiang et pour protéger la frontière. Dans la nouvelle période historique, ses importantes tâches sont encore de combiner le travail et l’entrainement militaire, de défricher les terres et de couvrir les frontières...
Les comités du parti et les gouvernements à tous les niveaux attacheront la plus grande importance au travail du corps et soutiendront vigoureusement son développement et son extension.« (Xinjiang ribaodu 7.5.96) – « Un obstacle insurmontable au forces internationales hostiles » (Xinjiang ribao du 30.5.1996).- « Le Corps a appliqué sérieusement les importantes instructions des autorités centrales pour le maintien de la stabilité au Xinjiang, poursuivi son travail d’implantations de nouvelles troupes sur les terres à défricher et sur les frontières à garder.. etc. » (Xinjiang Ribao du 1.2.97).
[20] Dans le domaine industriel le « Corps » est un investisseur important pour les projets liés au secteur agricole, ainsi il est le principal investisseur de l’usine d’engrais ammoniaqués de Kucha (production de 2,88 millions de tonnes prévue pour 1999)
[21] Les effectifs des Bingtuan sont passés de 200 000 environ en 1954, à 500 000 en 1960, à 2 millions en 1988.
[22] Ce sont également les Bingtuan qui sont chargés de la construction des voies ferrées en direction du sud.
[23] Selon Amudun Niyaz, cité par Xinhua (3 mars 1997). Mais dans ce cas, avec une population globale de 16,91 millions d’habitants, il y aurait 6,97 millions de Ouïghours dans la RA. Or il y en avait déjà 7,195 millions en 1990 (chiffres officiels). D’après le recensement national en 2010, le chiffre de la population du Xinjiang était de 21 815 815 habitants, contre 18 459 510 en 2000 et 15 156 880 en 1990. En 2006 les Ouïghour comptaient pour 45,6% de la population contre 40,1% de Han. A Urumqi en revanche le même recensement comptait 75% de Han. Les 25% restant se répartissant entre Ouïghours, Musulmans Hui et Kazakhs.
[24] Les diverses informations parues dans la presse sont contradictoires : fin 1994 la population était estimée à 16,327 millions d’habitants, avec un taux de croissance naturelle pour l’année écoulée estimé à 1,339%. En 1995 seul un taux de croissance était publié 1,145%. A la fin de l’année 1996 le taux de croissance était passé à 1,55%. L’objectif pour 1997 était de maintenir le taux de croissance naturelle en dessous de 1,7% (Xinjiang Ribao du 1.2.97).
[25] Un enfant pour les familles Han, deux enfants pour les minorités ethniques dans les villes, quatre enfants pour les minorités ethniques dans les campagnes (Xinhua du 1.10.1995).
[26] Avec des implications pour la sécurité interne de la région depuis quelques années, les avions des compagnies civiles sont réquisitionnés pour les relèves d’unités militaires entre Urumqi et les villes du sud par exemple.
[27] En 1996 le montant des investissements a été d’environ 8 milliards de FF, dont 60 à 70% fournis par le gouvernement central.
[28] Pingkuo Ribao (Hong-Kong) du 19.4.97.
[29] Des accords sur la délimitation de la frontière ont été également signés entre la Chine et les quatre pays voisins. Le marquage fait l’objet d’accords complémentaires et le travail sur le terrain est en cours (1997). Il reste encore plusieurs litiges à régler, certains portant sur des superficies importantes (Tadjikistan).
[30] Accord de février 1995 avec le Kazakhstan, du 4 juillet 1996 avec le Kirghizistan.
[31] Accord sino-kirghiz de novembre 1996.
[32] Xinjiang ribao du 3/11/97.
[33] ll y a environ 1,2 millions de Kazakhs en Chine, la presque totalité vivant au Xinjiang.
[34] Chien Shao n° 67 ,1.8.96 cité par SWB FE/2720 du 18.9.96.
[35] Amudun Niyaz, président de l’Assemblée populaire régionale - Xinjiang ribao du 23.8.97.
[36] Pingkuo ribao (Hong-Kong) du 19.4.97.
