Your browser does not support JavaScript!

Repérer l'essentiel de l'information • Chercher le sens de l'événement • Comprendre l'évolution de la Chine

›› Technologies - Energie

L’aéronautique chinoise à Dubaï. Affichage opérationnel et promotion commerciale

Le Sheikh Hamdan Al Maktoum, prince héritier sur le stand chinois de la 17e édition du Dubai Airshow, devant le chasseur d’entraînement L-15.


*

Six semaines après le « Zhuhai airshow » l’aéronautique chinoise était au salon aéronautique de Dubaï.

Elle n’y a pas fait d’annonce majeure, mais elle y présentait ses projets avec la claire intention de montrer qu’après la montée en puissance de sa marine, ses chasseurs de combat, ses avions de transport tactique, sa gamme de missiles anti-aériens, ses drones armés progressaient tout aussi rapidement. En arrière-plan de l’objectif d’affichage opérationnel, flotte toujours, aussi présente qu’ailleurs, l’intention commerciale.

L’avion d’entraînement Hongdu JL-10 (L-15) - 猎鹰 - Faucon-

Le chasseur supersonique d’entraînement L15 en démonstration.


*

Développé à Nanchang (Jiangxi, 600 km au sud-ouest de Shanghai) par Hongdu Aviation Industry Corporation (HAIC) il est doté d’une capacité supersonique grâce à la postcombustion équipant un de ses trois moteurs DV-2 Ivchenko ukrainiens et est l’appareil de base pour la 2e phase de la formation des pilotes chinois de l’aéronavale et de la chasse.

Inspiré du Yak-130 russe, équipé de 4 points d’armement missiles sol-sol et sol-air, il est en service en Chine depuis 2013 et a déjà été vendu à l’export à la Zambie après le salon de Zhuhai de 2016. La publicité de Hongdu qui fait état de 10 000 heures de vol, lui attribue une grande fiabilité opérationnelle multi-rôles et le crédite d’un faible coût d’entretien.

L’hélicoptère sans pilote et sans rotor de queue CR-500.

Révélé au public au cours du salon, l’appareil dépourvu de rotor de queue – ce qui le rend plus facilement transportable – est doté d’équipements électro-optiques modernes et peut emporter une variété de munitions qui lui confèrent une capacité offensive. Il peut être aussi utilisé pour des missions de reconnaissance, de repérage des cibles et d’évaluation des frappes.

Le FH-97 de la CASC. Le « Valkyrie Kratos XQ-58 » chinois.

Produit par la China Aerospace Science and Technology Corporation (CASC) 中國航天科技集團公司, le FH-97 dont le premier vol date de 2019, est la réplique exacte – mais des dizaines de fois moins chère - du drone de combat furtif américain « Valkyrie ».

Présenté à Dubai en maquette, au milieu d’une multitude de projets de drones de combat de tailles diverses dont certains comme l’hélicoptère sans rotor de queue, sont assez peu conventionnels, le premier drone furtif de combat chinois est le dérivé de la série des drones « CH » et leur dernière version CH-6, ayant déjà eu un très estimable succès à l’export.

Lire : Les drones chinois 彩虹 en Arabie Saoudite.

Il illustre clairement la nouvelle direction d’effort furtive du secteur des drones de combat chinois, dont le concept est déjà dans les tiroirs des armées occidentales depuis une dizaine d’années. Dans ces configurations modernes, les formations d’attaque mêlent étroitement les drones « tueurs » de plus en plus furtifs mais à la capacité d’emport de munitions plus modeste, aux chasseurs de combat plus lourdement armés.

Le salon de Dubai a aussi été l’occasion de confirmer la coopération entre la Chine et les Émirats pour la construction et la vente de drones militaires. Les deux partenaires ont, sur le long terme, uni les capacités de R&D du Chinois NORINCO et celles des Emirats dans une JV commune nommée CREST (China-Emirates Science and Technology innovation laboratory).

La manœuvre pourrait avoir porté ses fruits. L’armée des EAU aurait pris livraison de 10 à 15 drones-hélicoptères CR500 produits par Norinco équipés de missiles antichars « Red Arrow 12 » et de 20 drones sans pilote à décollage vertical MR40 à quatre rotors pouvant être équipés de bombes.

L’avion de transport tactique Y-9E.

Construit pour l’export par la CATIC au Shaanxi, le quadrimoteur Y-9E, version export du modèle domestique Y-9 lui-même modernisé à partir de l’Y-8, est dérivé de l’Antonov AN-12 russe et équipé de 4 moteurs chinois turboprop Wojiang WJ-6.

Il a une capacité d’emport de 20 tonnes et un rayon d’action de 5800 km ce qui lui confère l’allonge suffisante pour, à partir des côtes sud de la Chine, effectuer des missions aller-retours sur toute la profondeur de la mer de Chine du sud.

La flotte des Y-9 complète celle des quadriréacteurs stratégiques Y-20 (云 20). Développés à Xian, en service depuis 2016, ils ont une capacité d’emport de 60 tonnes et un rayon d’action de 4500 km.


• Commenter cet article

Modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

• À lire dans la même rubrique

Espace et marine de guerre

Fin de la mission Shenzhou 13

Volontarisme politique et difficultés de la transition énergétique

Véhicules sans chauffeur. Entre propagande publicitaire et réalités

Espace et marine de guerre