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›› Taiwan

Joseph Wu prône le retour de Taïwan à l’ONU. Retour sur l’histoire et plongée dans les affres de la démocratie taïwanaise

ANNEXE
L’entrée de la Chine aux Nations Unies.

La photo montre la joie des représentants chinois lors de la 26e AGNU quand la résolution 2758, entérinant l’admission de la Chine a été adoptée dans la nuit du 25 au 26 octobre 1971. Sur la photo Qiao Guanghua (à lunettes à gauche) décédé en 1983, ministre des Affaires étrangères, et Huang Hua, décédé en 2010, successeur de Qiao au ministère des AE après avoir été le premier représentant chinois à l’ONU. Les deux furent des relais diplomatiques ayant permis l’ouverture de la Chine à Washington entre 1971 et 1979, date de la reconnaissance diplomatique de la RPC par les États-Unis.


*

Par Michel Hammer, Docteur en Relations internationales (Genève-1972) et diplômé de la Faculté de Médecine (Paris V-1974) en psychiatrie et médecine forensique. Entre cours, consultations et colloques, il s’attache à dévoiler ce qui fait l’altérité et la singularité du monde chinois.

Sur un autre registre, Michel Hammer révèle les dérives de la psychiatrie dont se sont rendus coupables en maintes circonstances des praticiens chinois à la solde du régime. Après 1990, il a le privilège, à plusieurs reprises d’être associé au vaste programme de modernisation de l’enseignement de la Médecine dans les Facultés chinoises.

*

L’Assemblée générale de l’ONU a décidé, au cours de la nuit du lundi 25 au mardi 26 octobre 1971, d’admettre au sein des Nations Unies le gouvernement de Pékin et d’expulser le régime de Formose.

Cette résolution [2] a été adoptée par 76 voix contre 35 et 17 abstentions. Auparavant, l’Assemblée générale avait rejeté une résolution, d’inspiration américaine, selon laquelle toute motion qui aurait comme effet l’expulsion de la Chine de Formose des Nations Unies devrait être considérée comme une « question importante » [3], pour par suite, obtenir une majorité des deux tiers. Cinquante-neuf États ont voté contre la résolution américaine, cinquante-quatre pour, tandis que quinze se sont abstenus.

La résolution américaine sur la « question importante » était considérée depuis longtemps comme capitale dans le débat de l’Assemblée sur la représentation chinoise. Il paraissait acquis que les États-Unis et leurs « amis » disposeraient du « tiers bloquant » nécessaire pour obtenir le rejet de la résolution albanaise qui impliquait à la fois l’admission de la Chine populaire et l’expulsion des représentants du maréchal Chiang Kaïchek.

Or le gouvernement de Pékin n’a jamais cessé d’affirmer qu’il ne voulait rien avoir de commun avec les Nations Unies, si les délégués de Formose n’étaient pas au préalable expulsés de l’organisation.

Immédiatement après le rejet de la motion américaine et avant le vote sur le projet de résolution de Tirana, M. Bush a demandé que le passage relatif à l’expulsion des représentants de Taiwan soit retiré. Finalement les Américains ne sont pas parvenus à obtenir que la résolution albanaise soit expurgée du passage entraînant l’expulsion de Formose.

Échec du soutien américain. Expulsion de Taïwan.

C’est alors que la délégation formosane quitta la salle, manifestant de la sorte qu’elle se retirait des Nations Unies. Mise au vote, la résolution albanaise fut alors adoptée par une majorité de plus des deux tiers des votants (76 voix contre 35).
De nombreux pays, en effet, qui avaient voté la résolution américaine sur la « question importante » se sont résolus, après son rejet, à approuver la résolution du « groupe » albanais.

L’événement marque la reconnaissance de la respectabilité et de la légitimité de la Chine populaire en tant qu’acteur essentiel des relations internationales, privilégiant la fonction « légitimante » du Conseil de sécurité qui confère à ses membres un statut de puissance majeure, assumant un rôle de leader dans le maintien de la paix internationale, compte tenu du pouvoir que lui confère son droit de veto. C’est aussi une garantie contre toute ingérence dans ses affaires intérieures.

Remarquons que le concept de « droit de veto » n’apparaît pas, expressis verbis, dans la Charte : il est le corollaire du § 27.3 évoquant l’unanimité des membres du Conseil de sécurité.

L’admission de Pékin ne fait l’objet que d’une brève mention en page 2 du Quotidien du Peuple du 28 octobre 1971. Aucun triomphalisme, aucun accent jubilatoire ne sont perceptibles dans le commentaire : « L’ONU retrouve sa dignité et sa vocation qui n’est pas d’accueillir des provinces, mais des États indépendants.

Tant qu’une province chinoise prétendait représenter la Chine entière, l’organisation internationale ne détenait aucune légitimité. » [4].

Revenant sur l’épisode, Hu Jintao me déclarait : « L’admission de notre pays n’était que la réparation d’une monstrueuse injustice ; elle s’apparentait à un dû, à la correction d’une grossière anomalie. Elle n’appelait de notre part aucune marque de gratitude ou de reconnaissance. En soutenant la présence de Taiwan, les Américains s’étaient complètement disqualifiés. » [5]

Au demeurant, à l’époque, notre tâche prioritaire était de tendre à normaliser nos relations avec les États-Unis plutôt que de mendier notre admission. Il nous appartient maintenant de préciser le cheminement erratique qui aboutit à la résolution 2758, en soulignant que, parmi les préoccupations des décideurs chinois (grosso modo de 1960 à 1970), la question de l’appartenance à l’ONU n’apparaît que rarement comme un sujet prioritaire parmi les sphères dirigeantes [6].

D’autres soucis accaparaient les responsables convoqués à Zhongnanhai [7]. Sur le plan intérieur, on se bornera à citer les conséquences du fiasco du « Grand Bond en avant », la volonté du clan maoïste d’écarter Liu Shaoqi, le chaos résultant de la révolution dite culturelle.

En matière de politique étrangère, le schisme sino-soviétique, la guerre du Vietnam et son incidence sur l’antagonisme entre Pékin et Moscou, l’écrasement du Printemps de Prague par les troupes du Pacte de Varsovie puis, à la fin de l’année 1968, les premiers pas de la diplomatie chinoise en direction des États-Unis.

Traiter un tel sujet sans se pencher brièvement sur les sources serait une entorse à la déontologie.

En République populaire, les archives ne sont consultables que jusqu’en 1949, et encore s’agit-il d’un choix restreint de matériaux. Il convient donc, en principe, de s’en remettre aux documents officiels.

À cet égard, les données utiles se trouvent dans l’organe du Parti, Le Quotidien du Peuple (Renmin Ribao), dans Le Drapeau rouge (Hongqi) et dans Le Journal de l’Armée populaire de Libération (Jiefang jun bao).

Ces quelques indications ne permettent pas, cependant, de pénétrer dans les arcanes du pouvoir. C’est que la politique chinoise avec sa propension au secret, l’importance du non-dit, enfin le poids de la rhétorique de commande, ne se laisse pas aisément appréhender.

Pour éviter les approximations et les extrapolations, il importe de se hisser à l’échelon de la confidentialité (neibu, selon la terminologie chinoise), où sont regroupées les circulaires portées à l’attention exclusive du cercle étroit des décideurs.

*

À l’occasion de nombreux séjours en République populaire et grâce à l’obligeance de plusieurs hauts dignitaires (en particulier Chai Zemin  [8], Qian Qichen  [9] et tout récemment Jiang Zemin et Hu Jintao), j’ai eu le privilège et l’opportunité d’accéder à des sources de première main et à des témoignages particulièrement éclairants.

Sur la base de cette documentation en partie inédite, nous pouvons, en insistant sur les temps forts, reconstituer l’itinéraire qui conduit à la résolution 2758.
De l’isolement international aux affres de la révolution culturelle. L’orgueil blessé de Zhou Enlai.

Le 24 avril 1945  [10], le Parti communiste chinois envoie ses propres représentants à la conférence de San Francisco afin de soutenir la création des Nations Unies, et dès sa mise en place à l’automne 1949 le gouvernement chinois approuve le contenu de la Charte dans le cadre de plusieurs traités d’amitié [11].

Cependant, le 18 novembre 1949, Zhou Enlai considérait comme offensant et infamant que Taïwan ait l’outrecuidance de parler au nom de la Chine entière. Les délégués du Taïpeh devraient être expulsés sans délai  [12].

Après la mise à l’écart de Mao Zedong, son successeur et rival, Liu Shaoqi, accorde la priorité au redressement économique. Ce n’est qu’en 1964 que Zhou Enlai reprend le dossier onusien en se lançant dans un grand périple africain  [13].

Il se rend au Ghana, au Mali, en Guinée, au Soudan, en Éthiopie et en Somalie. En 1963, il avait brièvement séjourné au Maroc et en République arabe unie. Son objectif est d’agrandir le périmètre de sympathie de la Chine et d’établir des relations commerciales. « Mais quelle est l’étendue de notre rayon d’action si l’on songe aux moyens considérables dont dispose aux États-Unis le lobby pro-Taiwan » [14].

Quelques données sur la vision qu’avaient les Chinois de l’ONU en 1971.

En 1966, la suggestion canadienne de la présence de « deux Chine » à l’ONU provoqua la fureur des dirigeants de Pékin. « Nous pouvons bien vivre sans appartenir à l’ONU », notait Chen Yi, ministre des Affaires étrangères.

« Dépourvue de toute crédibilité, instrument de l’impérialisme et incarnation du néo-colonialisme, cette organisation devrait être dissoute et remplacée par une instance révolutionnaire regroupant les États opprimés.

Au demeurant, comment pourrions-nous, sans nous souiller, siéger aux côtés des fascistes soviétiques qui pratiquent la colonisation domestique et privent de parole les nations captives ? Ce serait trahir la grandeur, l’honneur et la dignité de la Chine que de nous abaisser à quémander une place qui nous revient de droit  [15].

Au ministère des Affaires étrangères, Chen Yi, malmené par les « gardes rouges », est remplacé par le Dr Ji Pengfei au printemps 1967. Ce dernier note que « l’ONU ne mérite guère d’attention dès lors qu’elle bafoue le principe d’universalité, qu’elle ne possède aucune légitimité et qu’elle traite la République populaire de manière totalement injuste.

Nous nous accommodons parfaitement de notre absence aux palabres et aux discussions stériles de l’enceinte de Manhattan » [16].

En effet, le nouveau ministre est confronté à des tâches particulièrement redoutables. Se dérobant à tout contrôle politique, les gardes rouges mettent en danger la sécurité et l’ordre public. Toutes les structures de la RPC sont sur le point de s’effondrer. Aucune institution du pays (familles, Parti, État, armée, écoles et universités) n’est à l’abri des excès de la Révolution culturelle.

De véritables bandes hystériques sèment le chaos et la terreur : exécutions sommaires, arrestations et condamnations arbitraires. Le ministère des Affaires étrangères n’échappe pas à la tourmente : de graves dissensions apparaissent. Mais Zhou Enlai (qui y fait de rares visites) peut s’appuyer sur le sens de l’intérêt général, les compétences et la lucidité de Geng Biao [17].

Rappelé à Pékin en juillet 1967 pour gérer les soubresauts et imprimer à l’action cohérence et modération [18], Il lui incombe aussi de couper court aux outrances des Soviétiques, fustigeant l’obstruction systématique dont selon Moscou Pékin se rendrait coupable à propos de l’aide à faire parvenir aux combattants vietnamiens [19].

« Moscou nous accuse de prolonger l’effusion de sang ! » La juste cause de Hanoï finira par l’emporter, mais qui nous dit que cette victoire héroïque n’aboutira pas à la création d’une fédération indochinoise au service des desseins hégémoniques de l’URSS  [20] ?

Pour notre propos, l’intervention des troupes du Pacte de Varsovie en Tchécoslovaquie marque le point culminant de l’antagonisme Pékin/Moscou et suscite les critiques les plus acerbes et les plus virulentes des autorités chinoises. « En 1968, les “nouveaux tsars” ont fait un pas de plus dans l’abject : au mépris de leurs engagements et en violation de la volonté d’un peuple, ils ont appliqué à la Tchécoslovaquie la doctrine fasciste de la souveraineté limitée que le camarade Zhou Enlai a qualifiée de crime abominable.

À cette conception sournoise et fallacieuse du droit international s’oppose notre principe fondamental de politique extérieure basé sur la souveraineté des États. Les Soviétiques agissent exactement comme Hitler et cela en accord tacite avec les États-Unis. » [21].

Le Quotidien du Peuple stigmatise le complot criminel des impérialistes américains et des révisionnistes soviétiques, désireux de concrétiser leur rêve insensé de domination du monde sous la forme d’une répartition des sphères d’influence à l’échelle du globe  [22].

« En présence de l’intervention scélérate des troupes du Pacte de Varsovie en Tchécoslovaquie, l’ONU, une fois de plus, se discrédite de manière éhontée. Elle se couvre de ridicule et offre le spectacle affligeant de l’impuissance qu’une phraséologie creuse et hypocrite ne saurait masquer. Pourquoi la Chine se renierait-elle en s’associant à de telles mascarades ? D’autres préoccupations qu’une adhésion à l’ONU nous mobilisent et requièrent la « Concentration de nos efforts ».

Le coup de Prague, prélude à la bascule vers Washington.

En novembre 1968, Chai Zemin rédige un rapport de synthèse [23] à l’intention de Zhou Enlai. On y décèle l’impact décisif des événements de Tchécoslovaquie et l’amorce d’un virage stratégique de la politique extérieure chinoise.

« Face à la menace soviétique de plus en plus préoccupante, la République populaire, isolée, voire encerclée, doit reconstruire et réévaluer sa position sur l’échiquier international. La détérioration de nos relations avec Moscou est irréversible. L’URSS pourrait bien étendre ses tentacules agressifs sur la Chine. À l’antagonisme idéologique avec Moscou s’ajoute celui des relations de voisinage. »  [24].

L’auteur rappelle de manière prémonitoire l’existence d’une frontière commune de 7 000 km, dont plusieurs points du tracé conservent un caractère litigieux  [25].

Et Chai Zemin de poursuivre : « Comment briser notre isolement ? Pourquoi ne pas faire un pas, un seul petit pas en direction des États-Unis, en dépit de tout ce qui nous oppose et malgré des décennies d’incompréhension, de préjugés, de campagnes d’insultes et de dénigrement, d’absence de dialogue ?

Au moins n’avons-nous pas avec eux de frontière commune. Une pause dans nos critiques de l’impérialisme suffirait à inquiéter les révisionnistes du Kremlin. Indépendamment de la reprise des entretiens de Varsovie, il nous appartient d’explorer de nouvelles voies, plus efficaces, à même de susciter un dialogue constructif. » [26].

Qiao Guanhua  [27] est alors prié de contacter Huang Chen, ambassadeur à Paris, afin qu’il entame des conversations avec le général Walters, attaché militaire dans la capitale française [28].

S’engage alors un processus lent, sinueux, subtil et cyclothymique dont l’un des temps forts est la visite secrète de Henry Kissinger du 9 au 11 juillet 1971 : c’est à cette occasion qu’est annoncée la future visite en République populaire du président Nixon. À Pékin, cependant, cette annonce est éclipsée par les graves remous et l’effervescence politique que provoque l’affaire Lin Biao.

Nous voici parvenus à l’automne 1971.

En Chine, les préoccupations et les urgences du moment font perdre à la résolution 2758 son caractère d’événement majeur.

La revendication de l’adhésion, exprimée dans un passé déjà lointain, est enfin satisfaite, mais elle a naturellement perdu de son relief. Tout se passe comme si le temps (qui exténue les passions) et les tensions de la scène intérieure, de même que les refus répétés de l’admission à l’ONU, en avaient émoussé l’intérêt. En somme, la décision prise à Manhattan a quelque chose d’adventice et s’apparente à un épisode (au sens grec du terme) aux yeux des Chinois désabusés.

À l’instigation de Zhou Enlai, le ministère des Affaires étrangères pose les jalons de l’intervention qu’il appartiendra à Qiao Guanhua de présenter devant la 27e session de l’Assemblée générale [29]

Lignes de force de la vision chinoise de l’ONU en 1971

1 / La Charte doit être révisée ; elle est entièrement surannée.

2 / L’ONU ne doit plus se laisser manipuler par les grandes puissances, sous peine de connaître le sort de la Société des Nations.

3 / Elle doit prendre en compte les exigences des pays du Tiers Monde et travailler dans le sens du développement et du désarmement -Trente ans après l’entrée de la RPC à l’ONU, l’ancien ministre des Affaires étrangères, Qian Qichen, dresse à mon intention un réquisitoire impitoyable et particulièrement caustique.

1 / Les échecs de l’organisation l’emportent largement sur quelques actions couronnées de succès.

2 / Aucune des grandes réformes attendues n’a vu le jour, relatives notamment à la composition du Conseil de sécurité. On se borne à rédiger des déclarations d’intention.

3 / La corruption, la prévarication, le favoritisme, les abus sexuels rythment l’action quotidienne de cette lourde machine bureaucratique et de ses missions dans les zones de détresse et de turbulence.

4 / Une armée de fonctionnaires produisent des milliers de rapports en forme de rhétorique creuse à mille lieux de l’urgence des problèmes.

5 / Aucune avancée n’est enregistrée sur les droits de l’homme, quel que soit le nom dont on affublera l’organisme destiné à les faire respecter.

6 / Évidemment l’ONU est ce qu’en font les États membres, mais il faudrait qu’un secrétaire général au-dessus de tout soupçon (ce qui est loin d’être le cas) use de son pouvoir d’impulsion et de son autorité plutôt que de parader dans de stériles mondanités, au sein d’un parterre de ministres et d’ambassadeurs prosternés, inopérants et incompétents  [30].

Mis en ligne sur Cairn.info le 01/12/2008 : L’entrée de la Chine aux Nations Unies

Note(s) :

[2Il s’agit de la résolution 2758.

[3Résolution adoptée en 1961 : elle stipule que l’admission de la RPC doit être considérée comme une question importante, exigeant une majorité des deux tiers à l’Assemblée générale. Cf. Wang Guo Chang, UN Voting on China Representation. An Analysis of G. A. Roll – Calls 1950 – 1971, Republic of China Academia Sinica, 1984, 1, p. 170.

[4Cf. Le Quotidien du Peuple, 28 octobre 1971, p. 2.

[5Cf. Entretien du leader chinois avec l’auteur (Pékin, septembre 2005). La même analyse se trouve également dans Qiao Guanhua Baogao (Rapport de Qiao Guanhua), Pékin, 1980, p. 12. Cet homme politique a conduit la délégation chinoise à la séance plénière de la 27e session de l’Assemblée générale de l’ONU.

[6Cf. Chai Zemin Zhongguo jindai duiwai guanxi shi ziliao xuanji (Matériaux relatifs à l’histoire moderne des relations extérieures de la Chine), Pékin, 1993, p. 8.

[7Résidence des hauts dignitaires, cœur de la machine gouvernementale, véritable Cité interdite à ne pas confondre avec celle que visitent les touristes.

[8Premier ambassadeur de la RPC aux États-Unis.

[9Ministre des Affaires étrangères au début des années 1990 et aujourd’hui encore membre du Comité central. Citons encore, parmi d’autres, Huang Hua, représentant de la RPC à l’ONU en 1971, et le Dr Ji Pengfei, ministre des Affaires étrangères de 1967 à 1974.

[10Cf. Michel Hammer, « Un document sur la Chine contemporaine », Zhang Wentian, mémorialiste, Revue d’histoire moderne et contemporaine, 43 (3), juillet-septembre 1996, p. 517.

[11L’article 141 de la Constitution de la RPC souligne qu’elle respecte la Charte de l’ONU. Cette mention est supprimée dès 1960.

[12Cf. Chai Zemin, op. cit., p. 39.

[13Cf. Harold C. Hinton, « Communist China », World Politics, Boston, H. Mifflin Company, 1966, p. 44-47. Voir aussi Huang Hua Zhishu (Rapport de), Pékin, 1980, p. 23.

[14Cf. Huang Hua, op. cit., p. 24. À ce sujet, quelques données utiles figurent in John W. Garver, Foreign Relations of the People’s Republic of China, New Jersey, Prentice-Hall, 1993, p. 42-50. Cf. John C. Stoessinger, The United Nations and the Superpowers : China, Russia and America, New York, Random House, 1973, p. 44-52.

[15Cf. Chen Yi, Chen Yi Wenxuan (Textes choisis de), Pékin, 1980, p. 38.

[16Dr Ji Pengfei, Ji Pengfei Wenxuan (Textes choisis de), Pékin, 1980, p. 12.

[17Rappelé à Pékin en juillet 1967 après avoir été ambassadeur à Rangoon de 1963 à 1967.

[18Michel Hammer, Geng Biao tongzhi baogao jilu. Fenxi he jizhu (Rapport de Geng Biao. Analyse et commentaires), Nanjindaxue, 2002, p. 18.

[19Cf. Ji Pengei, op. cit., p. 15.

[20Ye Jianying Wenxuan (Textes choisis de), Pékin, 1979, p. 39.

[21Cf. Ji Pengfei, op. cit., p. 18.

[22Cf. Le Quotidien du Peuple, 30 août 1968.

[23Cf. Michel Hammer, op. cit., p. 32-34.

[24Cf. Ibid., p. 33.

[25Le 2 mars 1969 éclate un incident sanglant (le premier d’une longue série) sur l’île Zhenbao (l’île au trésor) ou Damansky (en russe), zone frontalière objet d’un vif contentieux entre Chinois et Soviétiques.

[26Propos de Chai Zemin, cf. Michel Hammer, op. cit., p. 33.

[27Cf. Qiao Guanhua, op. cit., p. 26.

[28Cf. Ibid., p. 27.

[29Cf. Geng Biao, Chai Zemin, op. cit., p. 95, et Qiao Guanhua, op. cit., p. 24.

[30Cf. entretien à Pékin (septembre 2003).


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