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Les contraintes nouvelles de l’économie chinoise.
L’économie chinoise était placée sous plusieurs contraintes. La demande intérieure s’était sévèrement contractée en 2011 et resterait atone en 2012, en dépit des efforts du gouvernement gênés par la faible productivité ; les coûts de production étaient en hausse, tirés vers le haut par l’augmentation de 5 à 10% du prix des matières premières, de la main d’œuvre et des coûts financiers, respectivement en hausse de 20% et 50%. Les taux d’endettement étaient variables en fonction des secteurs, mais ils étaient en moyenne supérieurs à 50%, à cause de la hausse constante du Yuan pendant les 10 premiers mois de 2011.
Il en résultait une baisse notable des profits des entreprises, une augmentation des pertes et une baisse de la rentabilité du capital, le tout accompagné par une attitude attentiste du marché, y compris pour la frange la plus aisée de la classe moyenne. Cette situation augmenterait la pression pour modifier le schéma de développement et restructurer l’appareil productif, deux exigences qui, en 2012, prendraient une importance capitale, au point que la survie même du système en dépendrait.
Dans ce contexte, les perspectives pour l’emploi et la stabilité étaient sombres. Les fermetures d’usines pourraient entraîner une hausse du chômage après le nouvel an, en priorité pour les migrants. Par ailleurs, la Chine subissait de plein fouet les effets de la crise, dans un contexte où les prix des matières variaient rapidement. Le tout dessine un tableau qui avait largement entamé la confiance des investisseurs entraînant une fuite des capitaux hors de Chine, une tendance qui continuerait en 2012.

