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Notes de contexte.
Les 24 et 25 août, Pyongyang ayant accepté de présenter des excuses pour l’explosion d’une mine sur la DMZ, les deux Corée ont tenu une réunion de conciliation et sont parvenus à un accord, après que, pour calmer les tensions, parer à toute éventualité et faire pression sur Pyongyang, des unités d’artillerie blindée de l’APL aient été acheminées sur la frontière du Yalu au nord-est de la Chine.
1.- Missiles
Au total, la 2e artillerie a présenté 7 types de missiles balistiques conventionnels et à charge nucléaire, à longue, moyenne et courte portée, dont la plupart sont mobiles.
L’arsenal fait partie du concept chinois de dissuasion stratégique qui intègre des missiles stratégiques intercontinentaux, des missiles anti-navires, des capacités anti-satellites, des systèmes d’information et d’intrusion dans les cyber-systèmes adverses, l’informatisation des unités, la modernisation des trois armées avec effort sur la marine, l’aviation et les capacités de projection de forces. En dehors du maintien de la stabilité interne, la mission essentielle de l’APL est de tenir à distance les forces américaines et de les obliger à prendre des risques si elles voulaient s’impliquer dans un conflit en mer de Chine du sud, dans le Détroit de Taïwan ou contre le Japon.
2.- Déflation des effectifs
Ce n’est pas la première réduction de forces opérée par l’APL. Une première déflation de 500 000 hommes avait eu lieu en 1997. Une autre de 200 000 hommes avait été ordonnée par Jiang Zemin en 2003. Après cette dernière réduction annoncée par Xi Jinping, sur laquelle la Chine n’a cependant donné aucun détail, ni sur le calendrier, ni sur les modalités, sauf qu’elle s’inscrivait dans les efforts de modernisation des forces, les effectifs affichés de l’APL passeront sous la barre de 2 millions.
3.- Péninsule coréenne
Après les fortes tensions du mois d’août entre Séoul et Pyongyang marquées par des échanges de tirs de roquettes et d’artillerie et des déclarations martiales de Pyongyang et Séoul suivant l’explosion d’une mine nord-coréenne le 4 août qui blessa gravement deux membres d’une patrouille sud-coréenne dans la zone démilitarisée, Pékin s’était interposée en positionnant des unités blindées sur sa frontière nord-coréenne.
Le 21 août, à Pékin, le porte parole du Waijiaobu critiquait l’escalade. Les 24 et 25 août, Pyongyang ayant accepté de présenter des excuses pour l’explosion de la mine, les deux Corée ont tenu une réunion de conciliation et sont parvenus à un accord. Le 4 septembre à Shanghai, Madame Park annonçait que Pékin et Pyongyang allaient entamer des échanges sur la question de la réunification.
La déclaration faisait suite à la visite à Pyongyong, en pleine crise, le 5 août dernier, de la veuve de Kim Dae Jung (92 ans). Chacun sait que la marche vers la réunification sera un processus d’autant plus long et complexe qu’il menace nombre d’intérêts, à commencer par ceux du régime nord-coréen qui craint pour sa survie, auxquels s’ajoutent ceux des complexes militaro-industriels américain et sud-coréen.
A Pékin, alors que Séoul était représenté par la présidente Park, Pyongyang a envoyé le vice maréchal Choe Ryong-hae, secrétaire général du Parti des travailleurs et ancien n° 2 de l’armée. Le 3 septembre Pyongyang reprenait un ton menaçant pour condamner une déclaration conjointe de Pékin et Séoul qui, le 2 septembre, critiquaient le programme nucléaire nord-coréen.
Depuis l’accession au pouvoir de Kim Jong Un, suivies d’une longue série de purges internes, les relations entre Pékin et Pyongyang se sont dégradées au point que le n°1 nord coréen n’a jamais été reçu en Chine, tandis que Xi Jinping et Park se sont rencontrés 6 fois. Alors que les échanges commerciaux annuels entre Pékin et Séoul sont de 282 Mds de $, ceux entre Pékin et Pyongyang plafonnent à moins de 7 Mds.
